Association Royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie
Un peu de musique ?

Here is the Music Player. You need to installl flash player to show this cool thing!

Qui est en ligne
7 visiteur(s) en ligne actuellement
0 visiteur(s), 7 robots, 0 membre(s)
Newsletter

Jacques

1 2 3 9

La lettre du Patrimoine n°47 Juillet-Août-Septembre 2017

L’éditorial titre : La formation au service de l’emploi. À cet effet a été créé l’Alliance Patrimoine-Emploi dont l’objectif est d’augmenter le taux d’emploi dans le secteur du patrimoine. La restauration de l’abbatiale de la Paix-Dieu, commencée en avril 2017, en est une illustration. Le 30 mai, le ministre Prévot a visité le chantier. Les Journées du Patrimoine seront consacrées cette année aux Voies d’eau, de terre et de fer (9 et 10 septembre). Sur proposition du Ministre du Patrimoine, le Gouvernement wallon a approuvé l’avant-projet de décret instituant le Code wallon du Patrimoine. Résumé des principales dispositions de ce Code.

Le Journal de la Restauration s’ouvre sur une fiche d’Aide à la décision d’abattage d’un arbre. Au chapitre des Classements et subsides à la restauration, citons : l’orgue de l’église Saint-Maximin de Gesves, la ferme Awans à Jodoigne, le stade des Jeux de la citadelle de Namur ainsi que le théâtre de Verdure.

Le Carnet de la Protection est consacré à La perche couverte de Genval : dernier témoin d’une pratique populaire en Wallonie. Située sur l’ancien site des Papeteries de Genval, cette construction présente une forme trapézoïdale haute de 33 mètres, une ossature en béton et des faces couvertes d’ardoises. Elle fut édifiée entre 1922 et 1928.

Les Nouvelles de l’Archéologie. Un important dépôt en alliage cuivreux datant du Bronze final a été découvert à Soy en 2011, mais ce n’est qu’en 2016 que la collection a pu être remise à son propriétaire légitime, la Commune de Jalhay, qui l’a confiée au musée Curtius à Liège. Elle comprend une cinquantaine d’objets : anneaux, haches, pointes de lance, bracelets, rasoirs, etc. (vers 800 av. J.-C.). À Frameries, un diagnostic archéologique a permis de découvrir une tombe du Second Âge du Fer. À Quévy-le-Grand, les Fouilles archéologiques au croisement des rues des Sœurs et du Culot ont permis de découvrir un four de potier datant du VIIIème siècle, deux tronçons d’aqueduc romain, des silos et celliers datant du Moyen Âge.

Publications et Manifestations. Le château Cockerill à Seraing, Namur, IPW, 2017. Quatre nouveaux Carnets du Patrimoine : Le patrimoine de Verviers, Le canal du Centre historique, La grande carrière Wincqz à Soignies, La cour royale de Tiébélé au Burkina Faso.

Le 21 novembre 2017, une journée d’étude sera consacrée à l’usage de l’acier dans la construction, aux Moulins de Beez (Namur). Rens. : info@fabi.be . L’asbl Patrimoine industriel Wallonie-Bruxelles milite pour la sauvegarde des témoins de l’industrie lourde du XXème siècle, notamment du HF4 à Marcinelle, l’un des rares qui subsistent des 57 hauts-fourneaux que comptait la Wallonie en 1960. Art. de Jean-Louis Delaet. La Maison de la Métallurgie et de l’Industrie de Liège présente une exposition Made in Longdoz, Métamorphoses d’un quartier industriel (jusqu’au 31 octobre 2017).

Le Centre de la Paix-Dieu organise sa 11ème Journée Portes ouvertes le 8 octobre 2017. Au programme : démonstrations de métiers, ateliers, visites guidées, dégustations et exposition thématique. Dans le cadre de l’Alliance Patrimoine-Emploi, deux nouvelles formations sont proposées : l’une en maçonnerie du patrimoine, l’autre en gestion de chantiers du patrimoine.

Enfin, La Lettre du Patrimoine met en lumière la personnalité et l’œuvre de Jean François (1903-1977), architecte et paysagiste. Un fonds a été créé, qui rassemble 18 dossiers d’architecture et d’urbanisme. Art. de Monique Merland.

Adresse : IPW, rue du Lombard 79 – 5000 Namur Courriel : lalettre@idpw.be

Feuillet n°125 Centre Albert Marinus

Le Quartier des Étangs d’Ixelles et de la Place Flagey est aujourd’hui un haut-lieu du patrimoine architectural bruxellois. Le CAM a proposé une visite guidée de ses témoignages les plus emblématiques : l’abbaye de la Cambre, les maisons bourgeoises qui bordent les étangs dans les styles néos, éclectiques et Art Nouveau, la Maison de la Radio construite entre 1935 et 1938, et autres édifices remarquables de la première moitié du XXème  siècle.

Une autre visite guidée aura lieu (les 17 et 20 septembre) sur le thème Ensorceler-Guérir. Ce thème universel fait écho au Bien et au Mal, aux forces positives et négatives inhérentes à la conception du monde. La visite s’appuie sur la collection du Musée international du Carnaval et du Masque (Binche) et du Surnateum (Bruxelles), cabinet de curiosités axé sur les pratiques magiques. L’exposition est accessible du 7 septembre au 8 octobre à la Médiatine.

En outre la Musée international du Carnaval et du Masque de Binche accueille jusqu’au 10 septembre la vraie fausse Collection Vonpischmeyer (1872-1912), personnage inventé par l’artiste Olivier Goka. Les œuvres, censées avoir été ramenées du Congo, s’inspirent d’artefacts africains, mais ont été réalisées à partir d’objets en plastique recyclés.

La brochure se clôt par un extrait de Jeanne d’Arc et le Cid d’Albert Marinus (Léau, Peeters, 1941).

Adresse : Rue de la Charrette, 40 – 1200 Bruxelles Courriel : info@albertmarinus.org

La Lettre du Patrimoine N°46

La lettre du Patrimoine N°46 Avril Mai Juin 2017

L’éditorial est consacré à la Stratégie pour le patrimoine en Europe au XXe siècle. Depuis plus de 40 ans, le Conseil de l’Europe a développé un corpus réglementaire en vue d’harmoniser les politiques nationales en matière de patrimoine. Le ministre Maxime Prévot a initié la sixième conférence des ministres du patrimoine du Conseil de l’Europe, qui a abouti à la Déclaration de Namur. Art. de Pierre Paquet.

Focus sur l’opération « Adoptons un monument ». Liège et Namur ont été choisies pour servir de villes pilotes de novembre 2016 à septembre 2017. En octobre 2016 s’est tenu à Lyon un Colloque international sur l’avenir des églises. Quel projet architectural pour la reconversion des églises ? Les conclusions seront publiées au premier semestre 2018.

Le Journal de la Restauration s’intéresse au Plancher massif en chêne à joint debout posé sur lambourde. Restauration et réaffectation partielle de la chapelle Saint-Julien à Boussoit. Art. de Catherine Titeux.

Les sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre ont fait l’objet d’une demande d’inscription au patrimoine mondial. Le dossier concerne 139 sites répartis pour 96 en France, 27 en Flandre et 16 en Wallonie, de la mer du Nord à la frontière franco-suisse. Il sera examiné en juillet 2018 par le Centre du patrimoine mondial.

Le Carnet de Protection consacre un article à l’ancienne abbaye de Malonne dont le classement, déjà effectif pour l’église, a été étendu à l’ensemble conventuel du XVIIIe siècle. À Moustier-sur-Sambre, un premier bilan des fouilles préventives a révélé le haut potentiel archéologique de la place du village : maçonneries, fondations, sépultures et four à chaux. Art. d’Élise Delaunois. À la citadelle de Namur, les recherches se poursuivent sur l’esplanade de Terra Nova. Une vaste citerne datant du XVIIIe siècle a été dégagée ainsi qu’une prison militaire.

De nouveaux Carnets du Patrimoine sont à présent disponibles : Le patrimoine de Hannut, d’Attert et de l’église Saint-Jean-l’Évangéliste à Liège. Un dossier de l’IPW fait le bilan de 20 années de fouilles à la Paix-Dieu : Du rêve cistercien au patrimoine vivant. Le tome 28 du Bulletin de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles est sorti de presse. Il s’intéresse notamment aux Jardins historiques d’abbayes cisterciennes belges du XIIe au XVIIIe siècle : Orval, Villers, Aulne, etc.

L’association Musées et Sociétés en Wallonie rassemble plus de 150 institutions. Site Internet : www.museozoom.be  Comme suite au colloque organisé à Liège sur le thème de l’orfèvrerie mosane, les actes du colloque viennent d’être publiés : Orfèvrerie mosane XIIe et XIIIe siècles. L’œuvre de la Meuse. La revue Des usines et des Hommes publie articles et documents sur le patrimoine des moyens de transport en Wallonie et à Bruxelles.

La Vie des Associations s‘intéresse encore à Auguste Cador, architecte du XIXe siècle ; au week-end des parcs et jardins en Wallonie (10 et 11 juin 2017). Comme en 2016, le Centre de la Paix-Dieu lance un nouvel appel à projets +16 pour l’année 2018. Différentes formations sont proposées : le Diplôme d’Université BATIR, une formation en restauration au Pôle de la pierre, un master complémentaire à l’UCL.

Adresse : IPW Rue du Lombard, 79 B – Namur Courriel : lalettre@idpw.be

Les exilés belges en France 1914-1918

Les exilés belges en France, histoires oubliées 1914-1918, par une réunion d’auteurs, Racine, 2017

Durant la Grande Guerre, 350.000 Belges se sont exilés en France. Loin d’être des privilégiés, la plupart d’entre eux ont contribué à l’effort de guerre. Cet ouvrage a pour objet de montrer par quels moyens ces Belges du Dehors ont œuvré dans les domaines militaires et industriels à la recomposition des forces nécessaires pour contrer l’invasion allemande.

L’ouvrage est divisé en 8 chapitres. Le premier concerne la refonte de l’armée belge et la création du complexe militaro-industriel du Havre. C’est en effet dans l’agglomération havraise que s’était installé le gouvernement belge en exil. Le Havre devint le poumon industriel de la Belgique libre.

Le chapitre II relate l’histoire étonnante de ce groupe de quelques centaines de réfugiés wallons qui, partis de la région de Philippeville et Couvin, arrivèrent à Bonnières-sur-Seine et à Bennecourt, non loin de Mantes-la-Jolie. Parmi eux, Louis Piret, maître de forges à Thy-le-Château, où il dirigeait les usines métallurgiques Saint Éloi. Arrivé dans les Yvelines, il loua des bâtiments désaffectés et y installa une usine métallurgique où travailleront 200 Belges. Cette communauté se développa tout au long de la guerre, créa son école, son service de santé, son ouvroir, son home pour soldats permissionnaires et son Journal.

A l’inverse, en 1917, les Allemands firent évacuer 10.000 habitants de la commune de Lens et les envoyèrent à Thy-le-Château, actuellement jumelée avec Bonnières. Ils firent partie de ces centaines de milliers de Français évacués de force de la zone de combat par les Allemands, sur une ligne de front qui va d’Arras à Reims.

D’autres chapitres exposent d’autres aventures ponctuelles de réfugiés belges en France. Le chapitre VII développe une réflexion : Ce que nous racontent les traces des exilés civils belges de 14-18 en France, par Isabelle Masson-Loodts. L’auteur observe que des cimetières militaires et des monuments témoignent de la présence belge en France pendant la Grande Guerre. Mais que reste-t-il pour entretenir la mémoire des civils belges exilés en France ? À part à Rouen et au Havre, peu de choses. Ainsi le cimetière des Belges de Neuville-sous-Montreuil, dans le Pas-de-Calais, a disparu du paysage. Pourtant les registres communaux renferment les actes de décès de 599 civils belges décédés entre 1915 et 1919. Ils étaient originaires du Westhoek (Ypres). Cet oubli collectif peut s’expliquer par le ressenti des Belges de l’Intérieur vis-à-vis de ceux qui avaient quitté le pays. De plus, la population française ne nourrissait pas toujours des sentiments de solidarité vis-à-vis de ces envahisseurs. Finalement le réfugié apparaissait tel le miroir de nos peurs engendrées par cette guerre qui n’en finissait pas.

Abondante bibliographie et nombreuses illustrations.

Jacques Goyens

1 2 3 9