Association Royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie
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AS – Comédiens et chanteurs

Arts de la scène

Suzy Falk à jamais parmi nous

Suzy Falk a fait salle comble pour son dernier spectacle. Standing ovation quand elle s’est retirée. Tous l’ont applaudie avec ferveur, ce vendredi 10 juillet 2015, avenue du Silence à Uccle. Une grande dame s’en est allée, au son du violon et de l’accordéon, sur une musique juive mélancolique. Ses amis et parents l’ont accompagnée une dernière fois, riant et pleurant tour à tour, se rappelant ce qu’elle avait dit, comme elle l’avait dit. La comédienne Carmela Locantore parla du même timbre de voix qu’elle, avec les mêmes inflexions et la même puissance. Julos Beaucarne entonna une mélopée d’amour à sa chère et vieille amie. Tous avaient à coeur de dire ce qu’ils avaient retenu de leur rencontre avec cette immense artiste.

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(Archives Carmela Locantore)

Suzy aurait, à n’en pas douter, tout aimé de cette dernière rencontre… la musique, le chant, la parole !

 

 

Mireille Dabée

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MESSAGE DE L’UNION DES ARTISTES

Suzy n’est plus …  Nous apprenons avec une grande tristesse le décès de notre chère et pourtant si forte Suzy Falk (il fallait bien que cela arrive un jour !). Suzy, membre de l’Union depuis des siècles. Suzy artiste et amie de tous. Suzy rebelle aussi. Suzy « engagée » avant l’heure, presque dans l’âme. Suzy ayant soutenu jusqu’au bout, avec force et vigueur, l’ensemble de notre positionnement et de nos revendications à l’Union pour une meilleure défense morale des artistes notamment. Suzy contestataire du consensus dominant lorsque celui-ci ne fait plus avancer les choses. Suzy résistante au fascisme également, à la dictature, à la déportation,  Suzy tellement unique et tellement humaine, dame à la grande âme et au coeur noble. Nous venions justement de décider avec notre bureau de l’Union de lui rendre un hommage de son vivant avec un portrait filmé que nous devions entreprendre avec elle prochainement – archive nécessaire d’un projet maintenant caduque ?
Et comme Carmella Locantore, sa grande amie, le dit si bien: « Suzy s’en est allée retrouver ses étourneaux, son tilleul, et son cosmos ! Comme elle le racontait si bien dans ses Petites histoires. Elle était si célèbre et si aimée. Les gens l’arrêtaient toujours dans la rue car il la reconnaissait comme artiste et comme femme-artiste. Elle a consacré sa vie a pratiquer l’art de la parole. Son écho sera long à s’éteindre. »

UNION DES ARTISTES DU SPECTACLE asbl
Galerie Agora – Rue Marché aux Herbes, 105/133
1000 Bruxelles
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service Théâtre – et de la Commission Communautaire française

 

Suzy Falk

SUZY

(Photo : Mireille Dabée)

Il n’est pas rare que des gens l’arrêtent en rue pour lui témoigner leur admiration. Ils l’ont vue jouer dans telle ou telle pièce et ne sont pas prêts de l’oublier.

Sur les planches depuis 1946, Suzy Falk, la doyenne de nos comédiennes belges (elle est née le 23 novembre 1922), a défendu presque tous les auteurs dramatiques dans quasi tous les théâtres du Royaume et sous la direction des metteurs en scène les plus exigeants. Impossible de résumer sa carrière en quelques lignes. Impossible aussi d’essayer de la définir, car elle-même en serait bien incapable : « J’ignore qui je suis, mais je cherche ! » répond-elle, si on lui pose la  question. S’il ne fallait épingler qu’un seul personnage, parmi les centaines qu’elle a incarnés sur scène, ce serait sans doute « Mère Courage », son rôle le plus « costaud » qui lui a valu, à l’époque (vers 1965-66), les honneurs de « Paris Match ».

Dans son spectacle « Suzy raconte », qu’elle assure seule et met en scène, la comédienne joue son propre rôle, c’est-à-dire qu’elle invite le spectateur à découvrir des bribes de son vécu – quotidien, carrière, voyages, expériences diverses. Au gré de petits papiers, soigneusement mélangés dans un chapeau*, et que le public est invité à tirer au sort, les anecdotes se succèdent, sans que l’on voie le temps passer. La plupart sont savoureuses, voire désopilantes, mais pas toutes (on songe, par exemple, aux épisodes liés à la Shoah). Comme il s’agit d’improvisations – Suzy y tient et refuse que ses histoires soient figées sur le papier – le public des habitués, ses « fans », comme elle s’amuse à les qualifier, peut les entendre plusieurs fois sans jamais se lasser.

* Chapeau porté sur scène, en son temps, par Claude Etienne, fondateur du Rideau de Bruxelles.

Elle est attentive aux autres, dans la vie de tous les jours, et les autres l’écoutent, avec intensité, dès qu’elle est sur scène. Ils sont là, face à face, comédienne et public respirant au même rythme, échangeant en profondeur le secret des mots. Des liens invisibles se tissent et parfois se resserrent bien après le spectacle.
Suzy Falk vit le théâtre au maximum, comme elle l’a toujours fait, par toutes ses fibres, son moindre grain de peau. Et elle nous le fait vivre, avec son regard vif, criblé d’intelligence et sa diction parfaite.
« Suzy raconte » : un spectacle à découvrir ou à revoir !

Noëlle Lans

Philippe Bailly, Troubadour de Bouillon

Philippe Bailly, neveu et filleul d’Henri Clymans, a chanté pour la première fois dans la cour du château de Bouillon le 17 juillet 1972. Il était l’invité de Marcel Leroy. Auteur, compositeur, interprète, il a rapidement été rejoint par sa sœur Michèle, excellente musicienne et , ensemble, ils coururent la Wallonie et le nord de la France de fermes en châteaux, de clairières en villages. En tant que « Troubadours de Bouillon », ils devinrent ainsi les fidèles du grand feu à Mogimont. Mais aussi du Grenier aux Chansons (Bruxelles), de la fête moyenâgeuse de Franchimont (Theux) ou du quartier de la Bretagne. Ils furent même finalistes du Festival d’Obourg et deuxième du concours télévisé « Chantons français ».

 


PHILIPPE BAILLY

Écrites à l’eau de la Semois, les chansons de Philippe étaient gravées dans le bon schiste. Les titres « Le testament Godefroid », « Au bastion de Bretagne », « Le pont de Cordemoy » ne cessaient de surprendre les habitants et… les touristes des hôtels de la région. Et puis, il y avait les apéros chantés chez Robert, à la Vieille Ardenne… ou les repas gastronomiques à Frahan, à Sensenruth…
Après avoir chanté pendant 25 ans, Philippe, animateur de cabarets artistiques et échevin de la Culture, s’est retiré avec son épouse Anne à Gesves, dans la magnifique campagne condruzienne. Il se consacre à l’écriture d’un théâtre qui chante le patrimoine wallon. Huit de ses pièces ont été jouées. Il est administrateur de l’Association Royale des Écrivains Wallons.

 

LE MENESTREL DE BOUILLON
Lors de l’inauguration du cabaret « La Poulie », il a glissé dans l’oreille de son ami Jean-Jacques que ses quatre petits enfants ne l’avaient jamais entendu chanter et que les jeunes de Bouillon ne connaissaient pas ses textes de chansons ! Rendez-vous fut pris sur le champ (ou plutôt sur la berge), pour le vendredi 5 juin 2015, un jour riche en émotion. Une soirée de mémoire. Riche en souvenirs pour les plus anciens, en découvertes pour les plus jeunes, soirée commencée par un extrait de Poème à la Semois de Marcel Leroy, au Cabaret de la Poulie (face au Pont de Cordemoy), à la Ville de Bouillon.