Association Royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie
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AS – Informations

Arts de la scène

Visite du quartier de Cureghem à Anderlecht

Le samedi 1 juillet 2017, de 11 à 12h30, Emmanuelle Dubuisson, guide-conférencière, apportera quelques éclaircissements sur Anderlecht et ses richesses insoupçonnées.

Anderlecht a aussi son passé industriel dont elle soigne aujourd’hui les plaies. Attesté depuis le XIIe siècle, Cureghem, compris entre le chemin de fer de ceinture, le canal et Bruxelles, a des désirs d’indépendance. Le quartier se rehausse de maisons bourgeoises et de bâtiments de prestige parmi les manufactures insérées dans le tissu urbain. De l’ancienne école vétérinaire à la maison communale, le néo renaissance a la cote !

Réservation indispensable :  0477 / 59 48 75

Trois écrivains dialoguent à l’Espace Art Gallery

Le mardi 27 juin 2017, à 19h, Michel Joiret, Kate Milie et Evelyne Wilwerth dialogueront à l’Espace Art Gallery autour du thème Bruxelles dans le roman et la nouvelle.

Réservation souhaitée : 0497 577 120

35 rue Lesbroussart – 1050 Bruxelles

Mémoriser au théâtre

Véronique Leurs partage et, quand elle partage, c’est pour un mieux !

Son propos ? Comment mémoriser aisément une tirade au théâtre ? Ce qu’elle retient d’un livre l’amène aux considérations suivantes : « L’ouvrage d’Anne-Marie Gaignard, Hugo et les secrets de la mémoire nous présente quelques techniques simples à utiliser pour nous aider à résumer un texte ou apprendre une poésie facilement, tout en laissant une place à l’imaginaire. Bien que destiné prioritairement aux enfants, il peut aussi se montrer très utile aux adultes.

Je prendrai, comme exemple, la technique du chiffre 7, que l’auteure nous propose pour résumer simplement un texte et que je considère utile également pour mémoriser une tirade. Le monologue utilisé comme exemple est extrait de la pièce, « Les Cabots magnifiques » de Thierry Debroux, directeur du Théâtre Royal du Parc. Le chiffre 7 permet de morceler un texte, de le diviser en « pavés » ou groupes.  Chaque pavé est ensuite ‘colorié’ et numéroté (voir exemple 1).

Sur une autre feuille, on recopie les numéros des pavés (voir exemple 2).

Ensuite :

  • On relit chaque pavé séparément et doucement
  • On ferme les yeux
  • On garde en tête l’essentiel de ce que l’on ‘voit’
  • Puis, on écrit, de mémoire, sans regarder le texte, les quelques mots qui nous viennent à l’esprit

En relisant ces différents mots, on peut plus aisément mémoriser le texte initial.

J’ai appliqué cette technique en vue du prochain spectacle du notre troupe, « Le Théâtre du Clin d’Œil ».

 

Le résultat est concluant. Les répétitions en sont d’autant plus agréables. C’est donc avec une certaine assurance que j’envisage les représentations des  « Cabots magnifiques ». Elles se produiront les 17, 18 et 19 mars 2017 à la salle Laetitia, rue des Grenadiers, 48 à 1050 Bruxelles.

La pédagogue et formatrice, Anne-Marie Gaignard, reçoit en consultation des enfants en difficulté de même que des adultes. Sa méthode a convaincu des milliers de personnes : enfants, parents et enseignants. « Ce livre est plus qu’une simple histoire, c’est un message d’encouragement et de réassurance… ». Il pourrait s’adresser entre autres aux comédiens dans l’apprentissage de leur texte.

 

Source : « Hugo et les secrets de la mémoire ». Comment apprendre pour la vie ?

Anne-Marie Guignard – Editions Le Robert.

Véronique Leurs

Enseignante et comédienne

 

Exemple 1 :

Odile (au téléphone) : <jaune>  Non… Ecoute… Maman, écoute-moi… Ce n’est pas un jeu…    (pavé 1)

Tu ne peux pas me déranger comme ça tout le temps…

Seulement en cas d’urgence…

<vert> Si tu tombes dans l’escalier par exemple… Tu pousses sur le bouton…    (pavé 2)

Quoi ? C’était juste un exemple… Je sais que tu n’as pas d’escalier.

<rouge> Dans la baignoire, oui… Voilà, si tu tombes dans la baignoire et que    (pavé 3)

tu ne peux plus te relever, tu pousses sur le bouton…

Si tu te sens mal, tu pousses sur le bouton,

<jaune> mais pas si tu ne trouves plus tes lunettes. Surtout à 5 h du matin.    (pavé 4)

Je me demande d’ailleurs pourquoi tu as besoin de tes lunettes à 5 h du matin.

<vert> Ils vont finir par se lasser, maman, et quand tu auras vraiment un problème…   (pavé  5)

Non, je ne souhaite pas que tu aies un problème, ce n’est pas ce que je voulais dire…

<rouge> Quoi ? L’opératrice a un accent flamand ? Et alors ?    (pavé 6)

Qu’est-ce que ça à voir avec ce que je te raconte ?…

Mais non, maman, la Belgique ne va pas disparaître…

<jaune> Comment ça, comment on dit « Je suis tombée en flamand ? »   (pavé 7)

Pourquoi tu me demandes ça ?

Puisque je te dis que la Belgique ne va pas disparaître…

<vert> Je ne sais pas moi. Ik ben… heu…tomber, c’est vallen…     (pavé 8)

Donc ik ben… heu… gevallen ou gevollen… je ne sais plus.

<rouge> Ecoute, je dois te laisser maintenant. Je vais raccrocher…     (pavé 9)

Oui, maman, promis… Bon, je vais raccrocher, je raccroche… j’ai raccroché !

Exemple 2 :

<jaune>

  • Non écoute   maman    jeu    déranger

<vert>

  • Escalier exemple   bouton   exemple    pas escalier.

<rouge>

  • Baignoire relever   bouton   mal

<jaune>

4) Pas si lunettes   5 h matin   pourquoi   lunettes   5 h matin.

<vert>

5) Se lasser  problème  pas problème   dire.

<rouge>

6) ?opératrice   accent flamand    raconte   Belgique.

<jaune>

7) Tombée flamand   Pourquoi

<vert>

8) Sais pas tomber  vallen   gevallen    sais plus.

 

 

Le CD du Lapin agile

Comme le signale Jean-Luc Geoffroy à ceux qui aimeraient retrouver, sans passéisme béat, des plaisirs entre oreille et cœur, ce quadruple CD (qui devient peu à peu introuvable) ravira les amateurs de chansons à texte.

On y redécouvre la voix de Paul Fort et celles de bien d’autres encore qui sont passés par le Lapin Agile, un nom créé à l’époque où le propriétaire, André Gill, proposait une superbe recette de lapin dans ce cabaret – autrefois le Cabaret des Assassins –  devenu « Au Lapin à Gill », puis « Au Lapin agile »…

Pour ceux qui l’auraient oublié, Frédéric Gérard, qui fut aussi propriétaire du cabaret, était le Frédé de la chanson immortalisée par Cora Vaucaire…

lapinagilea lapinagileb

Si vous souhaitez revivre les années « agile », suivez le lien :

http://www.mistimusicshop.com/catalog/index.php?cPath=1_6

 

On y trouve aussi bien d’autres trésors de la chanson française…