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Arts de la scène

Mémoriser au théâtre

Véronique Leurs partage et, quand elle partage, c’est pour un mieux !

Son propos ? Comment mémoriser aisément une tirade au théâtre ? Ce qu’elle retient d’un livre l’amène aux considérations suivantes : « L’ouvrage d’Anne-Marie Gaignard, Hugo et les secrets de la mémoire nous présente quelques techniques simples à utiliser pour nous aider à résumer un texte ou apprendre une poésie facilement, tout en laissant une place à l’imaginaire. Bien que destiné prioritairement aux enfants, il peut aussi se montrer très utile aux adultes.

Je prendrai, comme exemple, la technique du chiffre 7, que l’auteure nous propose pour résumer simplement un texte et que je considère utile également pour mémoriser une tirade. Le monologue utilisé comme exemple est extrait de la pièce, « Les Cabots magnifiques » de Thierry Debroux, directeur du Théâtre Royal du Parc. Le chiffre 7 permet de morceler un texte, de le diviser en « pavés » ou groupes.  Chaque pavé est ensuite ‘colorié’ et numéroté (voir exemple 1).

Sur une autre feuille, on recopie les numéros des pavés (voir exemple 2).

Ensuite :

  • On relit chaque pavé séparément et doucement
  • On ferme les yeux
  • On garde en tête l’essentiel de ce que l’on ‘voit’
  • Puis, on écrit, de mémoire, sans regarder le texte, les quelques mots qui nous viennent à l’esprit

En relisant ces différents mots, on peut plus aisément mémoriser le texte initial.

J’ai appliqué cette technique en vue du prochain spectacle du notre troupe, « Le Théâtre du Clin d’Œil ».

 

Le résultat est concluant. Les répétitions en sont d’autant plus agréables. C’est donc avec une certaine assurance que j’envisage les représentations des  « Cabots magnifiques ». Elles se produiront les 17, 18 et 19 mars 2017 à la salle Laetitia, rue des Grenadiers, 48 à 1050 Bruxelles.

La pédagogue et formatrice, Anne-Marie Gaignard, reçoit en consultation des enfants en difficulté de même que des adultes. Sa méthode a convaincu des milliers de personnes : enfants, parents et enseignants. « Ce livre est plus qu’une simple histoire, c’est un message d’encouragement et de réassurance… ». Il pourrait s’adresser entre autres aux comédiens dans l’apprentissage de leur texte.

 

Source : « Hugo et les secrets de la mémoire ». Comment apprendre pour la vie ?

Anne-Marie Guignard – Editions Le Robert.

Véronique Leurs

Enseignante et comédienne

 

Exemple 1 :

Odile (au téléphone) : <jaune>  Non… Ecoute… Maman, écoute-moi… Ce n’est pas un jeu…    (pavé 1)

Tu ne peux pas me déranger comme ça tout le temps…

Seulement en cas d’urgence…

<vert> Si tu tombes dans l’escalier par exemple… Tu pousses sur le bouton…    (pavé 2)

Quoi ? C’était juste un exemple… Je sais que tu n’as pas d’escalier.

<rouge> Dans la baignoire, oui… Voilà, si tu tombes dans la baignoire et que    (pavé 3)

tu ne peux plus te relever, tu pousses sur le bouton…

Si tu te sens mal, tu pousses sur le bouton,

<jaune> mais pas si tu ne trouves plus tes lunettes. Surtout à 5 h du matin.    (pavé 4)

Je me demande d’ailleurs pourquoi tu as besoin de tes lunettes à 5 h du matin.

<vert> Ils vont finir par se lasser, maman, et quand tu auras vraiment un problème…   (pavé  5)

Non, je ne souhaite pas que tu aies un problème, ce n’est pas ce que je voulais dire…

<rouge> Quoi ? L’opératrice a un accent flamand ? Et alors ?    (pavé 6)

Qu’est-ce que ça à voir avec ce que je te raconte ?…

Mais non, maman, la Belgique ne va pas disparaître…

<jaune> Comment ça, comment on dit « Je suis tombée en flamand ? »   (pavé 7)

Pourquoi tu me demandes ça ?

Puisque je te dis que la Belgique ne va pas disparaître…

<vert> Je ne sais pas moi. Ik ben… heu…tomber, c’est vallen…     (pavé 8)

Donc ik ben… heu… gevallen ou gevollen… je ne sais plus.

<rouge> Ecoute, je dois te laisser maintenant. Je vais raccrocher…     (pavé 9)

Oui, maman, promis… Bon, je vais raccrocher, je raccroche… j’ai raccroché !

Exemple 2 :

<jaune>

  • Non écoute   maman    jeu    déranger

<vert>

  • Escalier exemple   bouton   exemple    pas escalier.

<rouge>

  • Baignoire relever   bouton   mal

<jaune>

4) Pas si lunettes   5 h matin   pourquoi   lunettes   5 h matin.

<vert>

5) Se lasser  problème  pas problème   dire.

<rouge>

6) ?opératrice   accent flamand    raconte   Belgique.

<jaune>

7) Tombée flamand   Pourquoi

<vert>

8) Sais pas tomber  vallen   gevallen    sais plus.

 

 

Le CD du Lapin agile

Comme le signale Jean-Luc Geoffroy à ceux qui aimeraient retrouver, sans passéisme béat, des plaisirs entre oreille et cœur, ce quadruple CD (qui devient peu à peu introuvable) ravira les amateurs de chansons à texte.

On y redécouvre la voix de Paul Fort et celles de bien d’autres encore qui sont passés par le Lapin Agile, un nom créé à l’époque où le propriétaire, André Gill, proposait une superbe recette de lapin dans ce cabaret – autrefois le Cabaret des Assassins –  devenu « Au Lapin à Gill », puis « Au Lapin agile »…

Pour ceux qui l’auraient oublié, Frédéric Gérard, qui fut aussi propriétaire du cabaret, était le Frédé de la chanson immortalisée par Cora Vaucaire…

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Si vous souhaitez revivre les années « agile », suivez le lien :

http://www.mistimusicshop.com/catalog/index.php?cPath=1_6

 

On y trouve aussi bien d’autres trésors de la chanson française…

 

 

Didier Verkens et Paris l’Amour

Didier Verkens, auteur-compositeur,propose « Paris l’Amour, Paris Tendresse », un CD original de 12 titres sur la ville lumière. Après de nombreuses visites dans la capitale française, l’inspiration lui vint pour écrire des chansons telles que MONTMARTRE, vantant les charmes artistiques de la Butte et du Lapin Agile.

Ensuite, il compose  LES BATIGNOLLES dans laquelle avec une pointe d’argot parisien, il retrace l’histoire des caboulots fréquentés par l’écrivain Francis Carco.

LA GIGUE DES KLAXONS a été composée pour maquiller d’humour les embouteillages célèbres de la région parisienne.

Quant à la chanson PARIS DES ANGES elle restera un hommage au Paris des muses, Paris des parfums, des artistes et de ses rues et de ses ciels enchantés qui font que des rêves surannés vivent encore.

Et puis d’autres chansons du cœur et de l’amour qui donnent la vraie valeur artistique à ce Paris qui a tant inspiré les poètes , les écrivains et ce chant de liberté qui sous-tend toutes les relations humaines.

 

jj

 

Et pour ce faire, il s’est entouré de musiciens de talent tels que :

Jean Louis Rassinfosse, contrebassiste de jazz qui fait partie du groupe «  L’âme des poètes » et qui s’est produit avec les plus grands noms du jazz (Thielemans, Catherine, Houben, Galliano et Chet Baker durant dix ans).

Alexandre Cavalière, violoniste de style manouche qui a accompagné de sa virtuosité les chansons composées par l’auteur compositeur.

Hervé Letor, saxophoniste qui se produit sur la scène de The voice et  compose également les arrangements de François Pirette.

Roger Hindrick, pianiste spécialisé dans les récitals « poésie et musique » et qui participe aux « midis de la poésie » à Bruxelles.

Pierre Coulon, flûtiste concepteur de flûtes traversières et instruments à vent et qui ravi de sa sensibilité les chansons à texte du CD.

Ronald Godeau, percussionniste qui fait voyager son talent dans plusieurs orchestres de la région.

Etienne Gilbert, flûtiste qui a accompagné Léo Ferré, Maxime Le Forestier et Beaucarne  pour les arrangements grâce auxquels il a obtenu le prix Charles Cros.

Et enfin le chœur qui est tenu par Joke Leloux, jeune finaliste de The Voice en 2015 pour accompagner les refrains.

 

Barbara Y. Flamand

« Associations bernardiennes asbl »,  une nouvelle formule d’édition pour les auteurs belges, publie le dernier livre de nouvelles de Barbara Y. Flamand, intitulé « Les Miroirs ne sont plus magiques ».

www.bernardiennes.be

 

 

BARBARA FLAMAND

Dix nouvelles hétéroclites. Elles le sont par la diversité des sujets et des tons avec lesquels l’auteure les traite.

Toutefois, elles présentent une note constante : l’histoire n’est jamais simplement une histoire, une anecdote dont les événements et personnages en limitent la portée.

Effectivement, le propos sous-jacent tient au regard critique, insidieusement ou franchement accusateur, avec lequel Barbara Y. Flamand appréhende notre société dans ses multiples facettes. De sorte que ses histoires promènent devant nos yeux quelques miroirs dont nous ne pouvons nous détourner, d’autant que son écriture glisse avec aisance de la gravité à la fantaisie, de la fantaisie à l’humour.

Il ne faudrait pas conclure que ce livre ne peut satisfaire que l’esprit. Ici, comme dans nombre d’écrits, l’auteure concilie le rationnel et l’émotion ; la tendresse trouve toujours son chemin. Peut-être est-elle le chemin ? De Nazim, personnage de « L’exilé » saisi dans sa vie de travailleur émigré, logé dans une cantine de charbonnage, Barbara rend par des détails d’une incontestable vérité, et dans une prose sobre, la douloureuse solitude. Une prose dans laquelle à maints endroits (notamment dans cette histoire campagnarde qu’est « Rosa et Gaspar-le furet) la poésie prend place, naturellement.

 

Barbara Y. Flamand est l’auteure de 13 recueils de poèmes, de deux recueils de nouvelles, de deux essais, et de pièces de théâtre.

Barbara Y. Flamand est une auteure prolifique. La majorité de ses oeuvres présentent un dénominateur commun : une critique souvent virulente

de notre monde dans ses dimensions sociale, économique et politique. Notre condition humaine, en étroite relation avec l’Histoire, en dépendance même, soutient une oeuvre dont la portée politique s’associe à l’éthique. Mais dans ce parcours de l’Histoire, prend place notre vie personnelle, de la naissance à la mort : les êtres, les bêtes, la nature, la vie… L’écriture s’adapte au sujet traité : lyrique, réaliste, satirique, caustique, ou encore, livrant la tendresse de l’auteure.

Barbara n’a-t-elle pas révélé dans un de ses poèmes : « J’ai écrit parce que j’aime. » ?

 

Chez votre libraire : ISBN 978-2-930738-19-2