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AS – Spectacles

Arts de la scène

Bernard Degavre chante Moustaki à Liège

Bernard Degavre chante Moustaki au Théâtre de l’Etuve à Liège, en janvier 2018.

Georges Moustaki nous a quittés le 23 mai 2013. C’est lui qui donne à Bernard Degavre le goût de la chanson, des chansons, l’envie d’en écrire et de les chanter. Il revisite son répertoire et propose un nouveau voyage à travers ses textes et compositions. Il y a des chansons incontournables et d’autres qui sont des coups de cœur…

 

 

Georges Moustaki est né « Giuseppe Mustacchi », de parents grecs, à Alexandrie (Egypte) le 3 mai 1934. Instrumentiste, auteur – compositeur – interprète, poète, ses oeuvres seront souvent chantées par les plus grands : Piaf, Reggiani, Barbara, Dalida, Montand, Salvador, entre autres… Georges Moustaki se révèle comme interprète en 1969 avec « Le Métèque ». Il compose pour le cinéma, aime également écrire, dessiner et peindre. Il parcourt la France et la planète (parfois à bord de sa moto) pour rencontrer ses amis, en découvrir de nouveaux et chanter partout sa révolution permanente. Un homme simple, naturel, vif et amusant, piquant parfois… Barbara dit un jour : »Moustaki, c’est ma tendresse« . Un mot qui lui va à ravir.

Le spectacle est plus qu’un concert de reprises de chansons de Georges Moustaki. A travers celles-ci, le public et les musiciens vont vivre le parcours de l’artiste depuis sa naissance et son adolescence à Alexandrie, sa montée à Paris, son passage à Bruxelles, à Saint-Germain-des-Prés, la rencontre de Brassens, Piaf, Barbara, mai 68, et l’arrivée du succès avec « Le métèque ». Ensuite, ce sera Moustaki citoyen du monde, de l’Europe au Japon, et toute l’Amérique latine et particulièrement le Brésil. La Música Popular Brasileira avec la bossa, le samba, le forró entre autres, et Carlos Jobim, João Gilberto, Baden Powell, Vinícius de Moraes, ou encore Elis Regina… Et puis ses coups de cœur – Bahia – et ses amis – Jorge Amado et Zelia. Ce sera aussi le Moustaki engagé, épris de liberté et défenseur de la démocratie lorsque l’Espagne est encore sous Franco, la Grèce dirigée par les colonels, l’Argentine par la junte de Videla, le Chili de Pinochet et le Brésil sous la dictature militaire… le Moustaki de la révolution permanente. L’ami de Mikis Theodorakis, Michel Cacoyannis, Manos Hadjidakis… Des témoignages, des anecdotes, des extraits de poésie, d’articles de presse entre les chansons, le tout dans un rythme enlevé pour que les chansons ne se fassent pas attendre.

Bernard Degavre commence ses études de solfège à l’âge de 9 ans à l’académie de musique d’Ixelles et y étudie la guitare classique pendant 9 ans ainsi qu’un an d’harmonie. Premier concert avec ses propres chansons à l’âge de 18 ans. Signe un premier contrat avec l’éditeur «MAXWELL MUSIC» (Serge Barkowski et Miche Brel). Il participe aussi à un disque de Daniel DEJEAN contenant des inédits de BREL et la musique du film «La Belgique vue du ciel» de Gus Poncin. S’en suit une programmation au festival de la «Nouvelle chanson belge» à Neder-Over Heembeek avec entre autres Maurane, Jacques-Yvan Duchene , Guy Cabay… Bernard Degavre aura également la chance d’assurer diverses premières parties dont celles de Paul Louka qui sera suivie de l’invitation de Philippe Geluck à l’émission devenue culte «Lollipop». Côté médias, il participe à diverses émissions de télévision et de radio (RTBF et RTL) dans les années qui suivent. Repris dans le catalogue des « Tournées Art et Vie » de la Communauté française de Belgique, il sort deux albums dans les années 2000 (« Tu es tout simplement venue » en 2000, et un CD live enregistré à l’Espace Delvaux à Watermael-Boitsfort lors du Rallye Chantons français en 2005). Sort, fin 2011, l’album « Suis Ta Route » et fin 2013, le clip « Rosa Parks ». En 2015 sort le single « Les Tabloïdes ». En 2016, il décide de rendre hommage à Georges Moustaki dont les chansons ont inspiré et motivé son engagement en chanson française. Il est accompagné dans ces concerts par Ariane De Bièvre (flûte et percussions), Patrick De Schuyter (guitares) et Barry Mc Neese (basse et directeur artistique de ce projet) qui a collaboré avec de nombreux artistes dont Salvatore Adamo, Alain Bashung, Dani Klein, Philippe Lafontaine, Lais, Marc Lelangue, Jo Lemaire, Machiavel, The Machines, Mamemo, Ludo Mariman, Maurane, Christian Merveille, Bart Peeters, The Samantha Brothers, Sttellla … Il a travaillé aussi en studios d’enregistrement et c’est lui que l’on peut entendre notamment dans « Cœur de Loup », « Torrimolinos », « Je passe pour une caravane ».

En septembre 2016, Bernard Degavre sort également le clip « Les Sommets européens ».

 

Réservation souhaitée via reservationetuve@gmail.com.

 

 

Alain Miniot à la Maison des Ecrivains

A l’occasion de la rentrée littéraire, le 20 septembre 2017, à la Maison des Ecrivains à Bruxelles, Le Non-Dit a proposé un magnifique spectacle, intitulé « A la Table des deux Jean, d’Elsa et de Louis », mené par le comédien-récitant Alain Miniot et le pianiste Roger Hindricq. Ce spectacle, créé à Dourdan le 21 avril 2016, dans le cadre des Voyages du Non-Dit, évoque la vie littéraire à l’époque de Louis Aragon et Elsa Triolet, Jean Cocteau et Jean Marais.  

Après le discours inaugural de la Présidente, Anne-Michèle Hamesse, et la remise des Prix Hubert Krains, Delaby-Mourmaux et Emma Martin par Philippe Leuckx, cette Lecture-spectacle est présentée par Michel Joiret.

Comme l’écrit Thierry-Marie Delaunois, ce spectacle restera dans les mémoires : « Alain Miniot et Roger Hindricq, de singuliers complices pour cette lecture-spectacle. Présentation pleine de verve de Michel Joiret, toute en contrastes. Un texte de qualité, inspiré, aux tonalités chantantes. 


Le répondant du piano tour à tour jovial, classique, jazzique, ludique, africain, avec également un passage dans le style « accordéon » et un effet « tambour » saisissant, le tout d’une théâtralité à capter et même happer les coeurs et les âmes. Les consciences de Cocteau, Aragon, Jean Marais et autres au rendez-vous. Des créateurs, tel Shostakovitch, convoqués séance tenante, tous les ingrédients étaient en effet – et avec effet – présents, l’auditoire cueillant en chemin quelques perles et fleurs aux accents évocateurs : « Quand il est mort, le poète… Il n’y a pas d’amour heureux… Que serais-je sans toi ?… Adieu, adieu… Je chante pour passer le temps… », l’attention subitement redoublée à l’évocation des aléas et autres méandres du mensonge. 

Avez-vous entendu au passage Roland – ou Roger ? – sonner le cor et Rostropovitch faire chanter son violoncelle ? Inspiration, expression et émotion, exaltation et même admiration, sentiments et sensations ne pouvaient qu’éclore au coeur de ce sanctuaire qui reflète la Force de nos Lettres, pour s’élever et totalement nous imprégner, voix humaine et piano en parfait accord. Symbiose. Les applaudissements ? Chaleureux, nourris car nous vivions là une performance d’exception que l’on n’oubliera point de si tôt. Bonheur et salle comble. »

Avec la participation de Olivier Ceux et des quatre masques = Michelle Daloze (Jean Marais), Yvette Gelleroy (Elsa Triolet), Monica Salt (Jean Cocteau), Gilberte Eulaerts (Louis Aragon). Costumes créés par Mireille Dabée.

Photos du spectacle : Anita De Meyer.