Le livre « Méandres » de Salvatore Gucciardo, préfacé par Joseph Bodson et traduit en italien par Maria Teresa Epifani Furno (illustrations de l’auteur – Format 15 x 20 cm – 96 pages), a été référencé par le site L’Essence des Poètes.

www.couleurs.poesie.jdornac.com

 

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A noter, cette épigraphe de Roland  Cristofanelli : « Je ferai le portrait de l’humanité, un portrait où tout le monde pourra se reconnaître, et aura quelque chose à apprendre. » situe à sa parfaite mesure l’œuvre globale de Salvatore Gucciardo, tant picturale que poétique, la teneur se veut « Humaniste » avant tout, en son sens le plus noble du terme de ce que peut et veut exprimer ce recueil: « Méandres » publié aux Editions Chloé des Lys.

Oui, nous sommes ici tout à fait dans cette perspective.

« …/…l’homme nouveau est présent au sommet de la splendeur. »

Par ces «  Méandres » de l’âme Salvatore Gucciardo situe la profondeur spirituelle et humaine de sa démarche dont l’orientation évolua au travers d’une remarquable constance au fil des décennies avec pour maître mot cette fabuleuse invitation à l’espérance.

Chez Salvatore Gucciardo peinture et poésie sont absolument indissociables. La peinture se fait poésie lorsque le poème devient image.

« Une image invisible qui exprime une myriade de sensations. »

Pour être un artiste visionnaire connu et reconnu, notre ami travaille dans la métaphore, le rapport aux forces cosmiques et telluriques, à l’identité universelle. A sa façon, il se fait le chantre de « l’anthropométrie cosmique. »

Notre poète graphiste n’hésite pas de souligner au regard d’une œuvre de Mathias Grünewald, que son art aussi dur soit-il reflète toute la dimension de l’Amour de l’être, car pour réaliser une telle œuvre, il faut s’imprégner des matériaux de base que sont, la connaissance, la tolérance, la paix, l’harmonie de l’humanité et l’espérance !

« L’espérance a l’âge de l’homme. »

Les textes de Salvatore Gucciardo alternent entre un narratif situant le contexte des thèmes traités et la poétique qui transcende la pensée.

Sorte d’alchimie où la poésie se révèle adamantine.

A ce propos le terme alchimique identifie parfaitement notre créateur évoluant sans cesse vers une sorte de transmutation.

Difficile désormais à Salvatore Gucciardo de différencier l’expression de l’image à l’impression suggestive du verbe. Le prosaïque à la versification ! Voudrait-il aussi jouer avec ce mythe ancien de l’antimatière ?

Les exemples similaires sont très nombreux dans l’histoire de l’art où peintres, sculpteurs oscillent entre le monde de la matière et les espaces intemporels de la poésie universelle, Michel Ange, William Blake, Victor Hugo, Tristan Klingsor, Max Jacob, Jean Cocteau, la liste est loin d’être exhaustive.

Salvatore Gucciardo voudrait alléger les âmes en souffrance, en dérive, celles errant dans les ténèbres, il voudrait leur insuffler un peu de lumière.

Ce simple prénom, Salvatore, campe si besoin était, notre ami dans la fonction salvatrice de son art qui en sa globalité le place en situation de «  sauveur ! »

« L’homme devait être peint debout, face à la mer, le regard pétillant, l’allure fière. Son visage devait refléter la bonté. »

Pour ceux, bien entendu qui tentent de le décrypter, cet ouvrage « Méandres » est aussi par extension et observation un hymne à la nature.

« Charme sacral

Dans la nuit étoilée…/… »

C’est précisément à ce point de jonction que Salvatore Gucciardo nous invite à nous souvenir, que la poésie est un geste de médiation entre l’homme et son image.

©Michel Bénard. Lauréat de l’Académie française.