La Bourse à Bruxelles accueille jusqu’au 20 août 2017 une exposition de plus de 200 photos imprimées en grand format de Steve Mac Curry.  « The World of Steve McCurry » est la rétrospective dédiée au grand photographe américain la plus vaste et la plus complète. On peut y admirer ses photos les plus célèbres, réalisées tout au long de ses 35 années de carrière, mais également ses clichés les plus récents et maintes photos inédites. Chacune des images de Steve McCurry, pour la plupart connues dans le monde entier, renferme un univers complexe d’expériences et d’émotions. l’Exposition, conçue par Biba Giacchetti, propose un long voyage dans « The World of Steve McCurry », de l’Afghanistan à l’Inde, de l’Asie du Sud-Est à l’Afrique, de Cuba aux États-Unis, du Brésil à l’Italie, à travers son vaste et fascinant répertoire d’images, où l’Humain est toujours le protagoniste principal.

A 66 ans, ce photoreporter de l’Agence Magnum est au centre de pas mal de polémiques.

Qu’en dire ? Qu’il en est qui adhèrent complètement à son projet et que d’autres le vilipendent. Retouche malencontreuse ou pas ? Attribution douteuse de prix ou non ?

A ces polémiques, Steve Mac Curry réplique : .« Aujourd’hui, je me définirais comme un ‘storyteller’. L’essentiel de mon travail récent est lié à mon propre plaisir de me trouver à des endroits que je voulais visiter pour satisfaire ma curiosité à propos des gens et des cultures ». 

Steve McCurry explique aussi avoir été surpris de découvrir une manipulation sur une de ses photographies. Cette retouche a été effectuée alors qu’il était en voyage, sans son aval et par un membre de son studio ne travaillant plus pour lui affirme-t-il. « La leçon à tirer de cette mésaventure , ajoute-t-il , c’est qu’à l’avenir je vais devoir mieux contrôler ce qui peut l’être. »

Quant au silence de Magnum ou Polka Magazine qui soutiennent ce photographe, cela se comprend : c’est une question pécunière. Les photos de Steve McCurry se vendent très chères, de 7000 à 45000 euros l’unité en galerie. Difficile de tuer la poule aux oeufs d’or en déclarant que Steve fait du photomontage. Ce dernier s’en sort avec une pirouette qui fera date : »Je suis un conteur visuel, pas un photojournaliste. » se dédouanera-t-il dans le Time, le 30 mai 2016.

Toujours est-il qu’il y a, à Bruxelles, une exposition que beaucoup apprécient.

Faut-il regimber quant à l’espace dévolu à ces innombrables clichés, à ce labyrinthe de voiles tendus où sont suspendus des panneaux disgracieux disposés sans réelle scénographie ?

Sans doute, faut-il retenir qu’il y a là pour le grand public un témoignage d’une vie aventureuse vouée à la rencontre et à la présence intense au monde…

Faites-vous votre propre idée et retenez ce que vous aurez compris de ce cheminement humain. A chacun sa perception, après tout !

Bourse – 1 Place de la Bourse – 1000 Bruxelles.